Un carré de Punnett est une grille utilisée pour prédire les génotypes possibles de la descendance à partir d’un croisement génétique. Dans un problème simple portant sur un seul gène, il aide à organiser les allèles des parents et à voir rapidement le rapport génotypique attendu.
Il montre des probabilités, pas des certitudes. Le résultat n’a de sens que si le problème précise clairement le modèle d’hérédité, par exemple un seul gène avec dominance complète, et si l’on considère que les combinaisons d’allèles sont équiprobables.
Définition simple du carré de Punnett
Chaque parent transmet un allèle pour le gène étudié. Un carré de Punnett présente ces gamètes possibles dans une grille afin de pouvoir les combiner case par case.
Cela permet de bien distinguer trois idées :
- génotype parental
- génotype de la descendance
- phénotype de la descendance
Si le problème précise aussi une relation de dominance, vous pouvez convertir les résultats génotypiques en rapports phénotypiques. Sinon, arrêtez-vous au niveau du génotype.
Comment construire un carré de Punnett
1. Écrivez les génotypes des parents
Supposons que les deux parents soient hétérozygotes :
Ici, chaque parent possède un allèle et un allèle .
2. Listez les gamètes possibles
Comme chaque gamète reçoit un allèle pour ce gène, chaque parent peut produire soit , soit .
3. Remplissez la grille
Placez les gamètes d’un parent en haut et ceux de l’autre sur le côté :
4. Comptez d’abord les génotypes
Les quatre cases donnent les génotypes suivants :
Le rapport génotypique est donc :
Cela correspond aussi à de , de et de .
Exemple de carré de Punnett : du génotype au phénotype
Ajoutons maintenant la condition manquante : supposons que soit dominant sur .
Dans ce cas, et présentent tous deux le phénotype dominant, tandis que seul présente le phénotype récessif. On obtient donc un rapport phénotypique de :
C’est le résultat classique en , mais seulement dans le cas d’une dominance complète. Si le caractère suivait une dominance incomplète ou une codominance, vous ne regrouperiez pas et de la même manière.
Ce qu’un carré de Punnett ne signifie pas
Un carré de Punnett donne des probabilités attendues dans le cadre d’un modèle. Un rapport phénotypique de ne signifie pas que chaque famille de quatre descendants aura exactement trois individus au caractère dominant et un au caractère récessif.
Il ne prouve pas non plus qu’un caractère réel est contrôlé par un seul gène. De nombreux caractères impliquent plusieurs gènes, une liaison génétique, une codominance, une dominance incomplète ou des effets environnementaux ; un carré simple peut donc être trop simplificateur.
Erreurs fréquentes avec le carré de Punnett
Confondre génotype et phénotype
et peuvent avoir le même phénotype en cas de dominance complète, mais ce sont des génotypes différents.
Supposer la dominance sans qu’elle soit indiquée
Ne convertissez pas les génotypes en rapports phénotypiques à moins que la relation entre les allèles soit donnée ou clairement établie dans le problème.
Prendre les rapports pour des résultats garantis
Les probabilités décrivent des tendances attendues, pas un résultat familial fixe.
Utiliser la méthode quand le modèle ne convient pas
Si le caractère dépend de plus d’un gène ou suit un mode de transmission non mendélien, un carré simple à un seul gène peut donner une réponse trompeuse.
Quand les carrés de Punnett sont les plus utiles
Les carrés de Punnett sont particulièrement utiles en génétique introductive pour les croisements monogéniques où les génotypes parentaux sont connus ou peuvent être déduits. Ils conviennent bien aux problèmes simples d’hérédité mendélienne et à la vérification pas à pas des rapports génotypiques et phénotypiques.
Ils vous aident aussi à vérifier votre raisonnement. Si vous savez lister correctement les gamètes et remplir la grille avec soin, la plupart des problèmes simples de génétique deviennent beaucoup plus faciles à résoudre.
Essayez un problème de génétique similaire
Essayez un croisement similaire avec . Commencez par trouver le rapport génotypique. Ensuite, convertissez-le en rapport phénotypique seulement si le problème vous indique que est dominant. Ce petit changement est un bon test pour voir si la méthode est vraiment comprise.
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